La France, sous la direction d’Alessandro Rizzo, propose de présider la Commission technique V de l’ISPRS (Éducation et Sensibilisation) pour la période 2026-2030, en s’appuyant sur sa solide communauté en géomatique et télédétection. La candidature met l’accent sur le développement de l’éducation à l’échelle mondiale, les formations et les ressources ouvertes – notamment pour les étudiants, les jeunes chercheurs avec une attention particulière aux pays du Sud –
La Commission technique V de l’ISPRS est chargée de développer les compétences et ressources éducatives en géomatique, photogrammétrie et télédétection, en s’appuyant sur des actions de sensibilisation et à travers de coopérations internationales. Tous les 4 ans, la Commission définit un programme scientifique et organise un symposium dédié à l’éducation et à la sensibilisation, en complément des ateliers et initiatives portés par les groupes de travail.
Dr. Alessandro RIZZO présente la candidature française pour accueillir la présidence de la Commission technique V (CT V Éducation et Sensibilisation) de l’ISPRS pour la période 2026-2030. La France apporte à travers cette candidature une communauté dynamique en télédétection et géomatique, des réseaux de formation existants et une expérience en matière de coordination internationale en s’appuyant sur les plateformes et les infrastructures de recherche.
Positionner la France pour la présidence de la CT V Éducation et Sensibilisation au sein de l’ISPRS est un enjeu majeur pour soutenir et harmoniser la formation à l’échelle mondiale et contribuer aux objectifs de développement durable grâce à une meilleure utilisation des technologies géospatiales. Faire progresser les ressources éducatives libres, la formation en ligne et hybride et le rayonnement international, en priorité vers les étudiants, les jeunes chercheurs, est au cœur de l’identité et de la mission de la candidature proposée.
En effet, la présidence de la Commission confiée à Alessandro Rizzo, aux côtés du Pr Adnane Labbaci en qualité de vice-président, incarne pleinement la dynamique de la candidature conjointe France–Maroc. Cette gouvernance constitue un levier essentiel pour structurer des groupes de travail pluridisciplinaires, garants d’un équilibre et d’une complémentarité entre les deux pays, au cœur de cette candidature franco-marocaine.
| Dr Alessandro Rizzo est ingénieur de recherche à l’IRD depuis plus de vingt ans, il coordonne le déploiement du nœud européen de Data Terra au sein de l’EOSC, contribuant au développement de l’IR Data Terra, l’infrastructure française dédiée aux sciences du système Terre et de l’environnement. “Grâce à Data Terra, la France permet à l’ISPRS de s’appuyer sur un nœud européen EOSC opérationnel, pensé pour l’éducation, la formation et la réutilisation des données EO à grande échelle. Les services opérés par Data Terra, sont des briques concrètes pour l’enseignement, la formation continue et les environnements d’apprentissage autour de l’observation de la Terre.” Project Manager pour l’IR Data Terra et European Affairs Coordinator, avec un profil tourné vers les projets européens (EOSC, FAIR‑EASE, etc.), Alessandro intervientsur “EOSC Node | Data Terra”, donc sur la capacité de Data Terra à s’intégrer dans des infrastructures européennes et à rendre les données FAIR et interopérables. Autrement dit, il incarne la dimension “infrastructure pérenne, ouverte et connectée à l’Europe”. Pr Adnane Labbaci, professeur de SIG, télédétection et jumeaux numériques à l’Université Ibn Tofail (Maroc) et ancien analyste SIG au département des forêts, coordonne plusieurs projets Erasmus+ CBHE sur les IDS, la gestion du territoire et les jumeaux numériques, et possède une solide expérience internationale dans le déploiement de plateformes et géoportails pour l’éducation et la recherche. |
Des activités clés seront proposées durant cette période (2026–2030) :
- Organiser des écoles d’été, des ateliers, des webinaires et des tutoriels lors des événements de l’ISPRS et au niveau régional.
- Élaborer et diffuser du matériel pédagogique et des recommandations de bonnes pratiques à destination des universités et des centres de formation.
- Soutenir, dans la mesure du possible, les plateformes en ligne proposant des cours, des vidéos et des ressources libres en plusieurs langues.
- Favoriser les liens entre le monde universitaire et l’industrie afin d’adapter la formation aux besoins du marché et de la société.
- Encourager la participation des étudiants et des jeunes professionnels par le biais de concours, de mentorat et de bourses de voyage (sous réserve de conditions).
Par ailleurs, plusieurs points pourront être abordés par les groupes de travail de la Commission V concernant l’Intelligence artificielle (IA) et apprentissage automatique (AA) pour l’analyse et la fusion de données ; les Principes FAIR et pratiques de science ouverte ; les Environnements virtuels de recherche (VRE) ainsi que les jumeaux numériques pour perfectionner la production des informations géospatiales fiables afin de relever les défis sociétaux.
La SFPT soutient activement la candidature française et sera présente également sur un stand d’exposition et qui permettra aux communautés scientifiques françaises d’être très visibles à ce congrès. Data Terra, l’e‑infrastructure française pour les données et services du système Terre, fédérant cinq pôles thématiques et plusieurs dispositifs transverses sera également présente sur le stand. Le congrès a pour thème “From Imagery to Understanding”, qui insiste sur le passage des données brutes à la connaissance utile. Data Terra y contribue comme étant la colonne vertébrale française des données du système Terre, au service de cette communauté et en continuité avec la forte présence française à l’ISPRS en 2024.
L’enjeu principal pour l’IR Data Terra en tant que structure porteuse de la candidature française au sein de la SFPT à la commission technique V sera de maximiser la visibilité scientifique pendant le Congrès ISPRS (Toronto, 4–11 juillet 2026). Alessandro Rizzo est l’une des incarnations de ce message global : il porte à la fois Data Terra et son ancrage européen/international, exactement dans l’esprit de la candidature française à la Commission technique V et du thème « From Imagery to Understanding ».

