Lettre d’information #60 – Avril 2026

Éditorial #60

Éditorial #60

Par Raphaële Héno, Présidente de la SFPT

Au nom de la SFPT, j’ai le plaisir de vous livrer un nouveau numéro de la newsletter. Vous y trouverez des informations concernant des technologies de pointe :

•                    OIS.360 (GGS) : Un système d’imagerie oblique révolutionnaire, 8 perspectives en 3 secondes, pour des modèles 3D plus précis et accessibles.

•                    LiDAR sous-marin : Record mondial à 140 m de profondeur, grâce à un laser bleu-vert et une réduction de 70 % du bruit.

•                    Geofit Sentinelle : une étude multi-dates par analyse d’imageries satellites Sentinel « Super-Résolue » à 2.5m

•                    Fireguard 360 : Une solution améliorée pour la détection et la gestion des feux de forêt, avec des outils de localisation et d’analyse en temps réel.

•                    CARS 1.0 (CNES) : Un logiciel open source pour générer des modèles 3D terrestres automatiques, présenté lors d’une journée utilisateurs réussie.

ainsi que des informations sur la candidature française pour la commission V de l’ISPRS, et des éléments d’agenda :

•                    ISPRS 2026 (Toronto, juillet) : La France y sera bien représentée, avec des sessions sur l’IA et les données FAIR.

•                    JURSE 2027 (Amsterdam) et PRRS’26 (Lyon, août) : Deux rendez-vous majeurs pour la télédétection urbaine et la reconnaissance de formes.

•                    Colloque Urbatree (Rennes, 9-10 juin)

La SFPT et ses partenaires (CNES, GGS, Data Terra…) contribuent à la dynamique de l’écosystème de la géomatique. Restez connectés pour suivre ces innovations et rejoignez-nous lors des prochains événements !

Candidature française à la Commission V de l’ISPRS !

La France, sous la direction d’Alessandro Rizzo, propose de présider la Commission technique V de l’ISPRS (Éducation et Sensibilisation) pour la période 2026-2030, en s’appuyant sur sa solide communauté en géomatique et télédétection. La candidature met l’accent sur le développement de l’éducation à l’échelle mondiale, les formations et les ressources ouvertes – notamment pour les étudiants, les jeunes chercheurs avec une attention particulière aux pays du Sud –

La Commission technique V de l’ISPRS est chargée de développer les compétences et ressources éducatives en géomatique, photogrammétrie et télédétection, en s’appuyant sur des actions de sensibilisation et à travers de coopérations internationales. Tous les 4 ans, la Commission définit un programme scientifique et organise un symposium dédié à l’éducation et à la sensibilisation, en complément des ateliers et initiatives portés par les groupes de travail.

Dr. Alessandro RIZZO présente la candidature française pour accueillir la présidence de la Commission technique V (CT V Éducation et Sensibilisation) de l’ISPRS pour la période 2026-2030. La France apporte à travers cette candidature une communauté dynamique en télédétection et géomatique, des réseaux de formation existants et une expérience en matière de coordination internationale en s’appuyant sur les plateformes et les infrastructures de recherche.

Positionner la France pour la présidence de la CT V Éducation et Sensibilisation au sein de l’ISPRS est un enjeu majeur pour soutenir et harmoniser la formation à l’échelle mondiale et contribuer aux objectifs de développement durable grâce à une meilleure utilisation des technologies géospatiales. Faire progresser les ressources éducatives libres, la formation en ligne et hybride et le rayonnement international, en priorité vers les étudiants, les jeunes chercheurs, est au cœur de l’identité et de la mission de la candidature proposée.

En effet, la présidence de la Commission confiée à Alessandro Rizzo, aux côtés du Pr Adnane Labbaci en qualité de vice-président, incarne pleinement la dynamique de la candidature conjointe France–Maroc. Cette gouvernance constitue un levier essentiel pour structurer des groupes de travail pluridisciplinaires, garants d’un équilibre et d’une complémentarité entre les deux pays, au cœur de cette candidature franco-marocaine.

Dr Alessandro Rizzo est ingénieur de recherche à l’IRD depuis plus de vingt ans, il coordonne le déploiement du nœud européen de Data Terra au sein de l’EOSC, contribuant au développement de l’IR Data Terra, l’infrastructure française dédiée aux sciences du système Terre et de l’environnement.
“Grâce à Data Terra, la France permet à l’ISPRS de s’appuyer sur un nœud européen EOSC opérationnel, pensé pour l’éducation, la formation et la réutilisation des données EO à grande échelle. Les services opérés par Data Terra, sont des briques concrètes pour l’enseignement, la formation continue et les environnements d’apprentissage autour de l’observation de la Terre.”
Project Manager pour l’IR Data Terra et European Affairs Coordinator, avec un profil tourné vers les projets européens (EOSC, FAIR‑EASE, etc.), Alessandro intervientsur “EOSC Node | Data Terra”, donc sur la capacité de Data Terra à s’intégrer dans des infrastructures européennes et à rendre les données FAIR et interopérables. Autrement dit, il incarne la dimension “infrastructure pérenne, ouverte et connectée à l’Europe”.
 
Pr Adnane Labbaci, professeur de SIG, télédétection et jumeaux numériques à l’Université Ibn Tofail (Maroc) et ancien analyste SIG au département des forêts, coordonne plusieurs projets Erasmus+ CBHE sur les IDS, la gestion du territoire et les jumeaux numériques, et possède une solide expérience internationale dans le déploiement de plateformes et géoportails pour l’éducation et la recherche.

Des activités clés seront proposées durant cette période (2026–2030) :

  • Organiser des écoles d’été, des ateliers, des webinaires et des tutoriels lors des événements de l’ISPRS et au niveau régional.

  • Élaborer et diffuser du matériel pédagogique et des recommandations de bonnes pratiques à destination des universités et des centres de formation.
  • Soutenir, dans la mesure du possible, les plateformes en ligne proposant des cours, des vidéos et des ressources libres en plusieurs langues.
  • Favoriser les liens entre le monde universitaire et l’industrie afin d’adapter la formation aux besoins du marché et de la société.
  • Encourager la participation des étudiants et des jeunes professionnels par le biais de concours, de mentorat et de bourses de voyage (sous réserve de conditions).

Par ailleurs, plusieurs points pourront être abordés par les groupes de travail de la Commission V concernant l’Intelligence artificielle (IA) et apprentissage automatique (AA) pour l’analyse et la fusion de données ; les Principes FAIR et pratiques de science ouverte ; les Environnements virtuels de recherche (VRE) ainsi que les jumeaux numériques pour perfectionner la production des informations géospatiales fiables afin de relever les défis sociétaux.

La SFPT soutient activement la candidature française et sera présente également sur un stand d’exposition et qui permettra aux communautés scientifiques françaises d’être très visibles à ce congrès. Data Terra, l’e‑infrastructure française pour les données et services du système Terre, fédérant cinq pôles thématiques et plusieurs dispositifs transverses sera également présente sur le stand. Le congrès a pour thème “From Imagery to Understanding”, qui insiste sur le passage des données brutes à la connaissance utile. Data Terra y contribue comme étant la colonne vertébrale française des données du système Terre, au service de cette communauté et en continuité avec la forte présence française à l’ISPRS en 2024.

L’enjeu principal pour l’IR Data Terra en tant que structure porteuse de la candidature française au sein de la SFPT à la commission technique V sera de maximiser la visibilité scientifique pendant le Congrès ISPRS (Toronto, 4–11 juillet 2026). Alessandro Rizzo est l’une des incarnations de ce message global : il porte à la fois Data Terra et son ancrage européen/international, exactement dans l’esprit de la candidature française à la Commission technique V et du thème « From Imagery to Understanding ».

Image copyright Data Terra
Partenaires DATA TERRA

La nouvelle offre packagée de Geofit « Geofit Sentinelle », une étude multi-dates par analyse d’imageries satellites Sentinel « Super-Résolue » à 2.5m.

Les territoires connaissent aujourd’hui des mutations rapides et continues : intensification de l’urbanisation, évolution des usages du sol parfois peu maîtrisée, multiplication des travaux et des aménagements dont la traçabilité n’est pas toujours bien assurée. Cette dynamique rend particulièrement complexe le maintien à jour des référentiels géographiques tels que le PCRS par exemple.

Geofit Sentinelle est une offre qui permet donc d’identifier de façon fiable et récurrente les évolutions visibles des infrastructures du territoire (constructions, démolitions, travaux, modifications d’infrastructures), et de restituer ces informations directement dans les outils métiers des collectivités, via une interface dédiée ou une intégration dans leur SIG existant. Des alertes ciblées et des rapports automatisés peuvent aussi venir compléter le dispositif, facilitant la prise de décision et la priorisation des actions.

Illustration des résultats obtenus sur une zone test avant comparaison avec une vérité terrain de référence

L’offre Geofit Sentinelle est aujourd’hui distribuée par l’ensemble du groupe Geofit et de ses filiales et les résultats sont produits par l’agence de Montpellier, centre d’expertise spécialisé dans le traitement d’imageries aériennes et satellites du groupe.

GGS (Geotechnology, Geoinformatics and Services) présente ses dernières innovations

GGS (Geotechnology, Geoinformatics and Services) a présenté ses dernières innovations en imagerie aérienne et en technologies géospatiales, notamment OIS.360, à des experts du secteur et à ses partenaires, lors la conférence DGPF à Darmstadt (cf. Newsletter GGS). Cette présentation a donné lieu à un article dans les Publications de la DGPF, volume 34, 202.

Résumé de la publication :

OIS.360 – Précision et qualité de reconstruction d’un système innovant d’imagerie oblique :

La technologie des caméras obliques est utilisée depuis 15 ans dans les levés aériens avec des avions et, depuis peu, également avec des drones. La demande en données pour la reconstruction 3D de bâtiments est forte. Le système de caméra innovant OIS.360 représente une innovation significative sur le marché en éliminant le besoin de matériel coûteux. La démonstration de la précision et de la qualité de reconstruction est l’objet de ce travail. Un nombre accru de perspectives capturées contraste avec une instabilité mécanique potentielle, des limites en GSD et des chevauchements insuffisants. Cependant, la capture de 8 perspectives surpasse les systèmes conventionnels. Cet article traite des workflows d’étalonnage et de reconstruction et examine si les données acquises séquentiellement sont comparables à celles des systèmes conventionnels. Différentes séquences d’évaluation sont comparées afin d’analyser les résultats AT, l’étalonnage de la caméra et la répétabilité des angles dérivés uniquement des mesures GNSS. Une comparaison de la qualité de reconstruction à l’aide du splatting gaussien est également effectuée dans cette étude.

L’article complet est disponible ici.

Record battu de la détection du fond marin par un laser aéroporté !

Antoine Colin, EPHE-PSL, Centre de Géoécologie Littorale

Le LiDAR est une technologie qui utilise des impulsions laser pour mesurer les distances. Il est déjà très utile pour cartographier les terres, mais il peut aussi servir à explorer les fonds marins, réalisant des cartes continues des zones côtières ; essentiel pour la compréhension, la protection, et la gestion des socio-écosystèmes littoraux.

Cependant, mesurer les profondeurs sous l’eau reste difficile. Le signal laser qui atteint le fond marin devient très faible, et il est perturbé par du “bruit” provenant de l’eau elle-même (particules, diffusion, etc.). Jusqu’à présent, cela limitait fortement la profondeur mesurable.

Cette étude montre une avancée majeure : une équipe sino-franco-australienne a réussi à détecter le fond marin à plus de 140 m de profondeur grâce au LiDAR, un record. Pour y parvenir, ils ont optimisé le système avec un laser bleu-vert (486 nm), mieux adapté à la pénétration dans l’eau. Ils ont aussi utilisé une technique basée sur la polarisation de la lumière pour distinguer le signal du fond marin du bruit parasite. Résultat : le signal utile a été nettement amélioré et près de 70 % du bruit a été supprimé.

Les mesures obtenues ont été comparées à celles réalisées depuis un navire avec des instruments acoustiques, et les résultats concordent parfaitement. Cette avancée ouvre la voie à une meilleure cartographie des fonds marins, notamment sur les plateaux continentaux, encore trop mal connus.

https://link.springer.com/article/10.1186/s43074-026-00231-9

Journée des utilisateurs CARS : Un succès pour une première édition !

Valentine Bellet et David Youssefi pour l’équipe 3D du CNES

C’est officiel : la release 1.0 de CARS est sortie début 2026 !

Après plusieurs années de développement, elle sera intégrée au segment sol CO3D pour générer la Terre en 3D de façon complétement automatique !

Pour fêter cette sortie, le CNES a ouvert ses portes pour une journée dédiée aux actuels et futurs utilisateurs de CARS (~100 participants).

Au programme de la journée :

  • La présentation des logiciels open source du CNES,
  • Des témoignages / retours d’expérience (présentation d’Emma Bousquet Borrut du CEREMA) et,
  • Une après-midi de travaux pratiques pour générer et manipuler la donnée 3D (avec la participation de Florent Poux 3D Geodata Academy).

En bonus, les participants en présentiel ont pu assister à une présentation des premières données CO3D par le responsable de la performance QI, Laurent Lebegue.

Un grand merci à la SFPT d’avoir relayé les invitations.

Pour l’article complet sur l’événement : https://cnes.fr/actualites/retour-journee-cars-users-day

Évènements à venir en télédétection

Éditorial #59

Par Raphaële Héno, Présidente de la SFPT

L’actualité de la Société Française de Photogrammétrie et de Télédétection illustre une fois encore la vitalité de notre communauté, entre reconnaissance scientifique, innovations technologiques et événements fédérateurs. Les brèves de la première newsletter de l’année témoignent de cette dynamique, qu’il s’agisse de la distinction internationale de Josiane Zerubia, des évolutions de l’accès aux données avec DINAMIS, des avancées de l’IA opérationnelle en télédétection dans ENVI, des premières réalisations prometteuses de la mission CO3D, ou encore du rôle central de la recherche académique et partenariale, avec l’annonce de la 35ᵉ Journée de la Recherche de l’Université Gustave Eiffel, de l’IGN et de Géodata Paris le 10 mars sur le campus Descartes à Marne-la-Vallée.

Elles s’inscrivent dans la continuité d’une année 2025 particulièrement riche pour la SFPT et la RFPT, marquée par l’arrivée d’un nouveau rédacteur en chef, la numérisation complète du patrimoine des revues (on vous en reparle bientôt), ainsi que par des temps forts scientifiques comme le séminaire « Données, algorithmes et applications 3D » des 17 et 18 mars et le colloque hyperspectral à Grasse du 5 au 7 mai.

Ces réalisations nourrissent les ambitions à venir de la SFPT, au premier rang desquelles figure la mobilisation de la communauté française en vue du congrès ISPRS de juillet prochain à Toronto, vitrine internationale de nos savoir-faire et de nos collaborations.

Nos membres à l’honneur

L’IEEE a récemment nommé Josiane Zerubia, DRCE Inria et membre de la SFPT, au rang de Life Fellow. Cette reconnaissance vient saluer plus de trente ans d’implication continue dans la communauté internationale du traitement du signal et de l’image, appliqué à la télédétection. Voir l’article Inria détaillé sur https://inria.fr/fr/chercheuse-inria-nommee-ieee-life-fellow

Une nouvelle interface utilisateur pour DINAMIS

Mi-janvier, DINAMIS – le Dispositif Institutionnel National d’Accès Mutualisé en Imagerie Satellitaire (Dinamis) – va se doter de nouvelles interfaces utilisateurs. Une série de webinaires de formation d’une heure est organisée de février à juillet :

  • Jeudi 5 février – 09h : Demandes de programmations ou d’archives Pléiades et Spot 6/7
  • Mars : Recherche, sélection et téléchargement des imageries DINAMIS
  • Avril : Changements d’adhésion & comptes DINAMIS
  • Mai : Manipulation des flux et APIs depuis le catalogue DINAMIS
  • Juin : Les nouvelles données complémentaires de DINAMIS
  • Juillet : Pléiades World Heritage, CO3D et calcul MNS

Lien d’inscriptionhttps://lnkd.in/d-5GX2Za

ENVI : vers l’IA opérationnelle avec ONNX et un référentiel analytique

Par NV5 Geospatial

L’Intelligence Artificielle (IA), et plus particulièrement les techniques d’apprentissage automatique et profond, a profondément transformé le domaine du traitement d’images de télédétection.  

Le format ONNX (Open Neural Network Exchange) joue un roue clé dans ce contexte pour faciliter le déploiement et l’interopérabilité des modèles IA.

Le support de ce format dans la nouvelle version ENVI® Deep Learning 4.0, module d’IA du logiciel de traitement d’images de NV5 Geospatial, ENVI, simplifie ainsi l’import, le déploiement et le partage de modèles IA grâce à son référentiel analytique intégré. Que vos modèles soient créés avec PyTorch, TensorFlow ou les outils natifs d’ENVI, passez facilement de l’entraînement au déploiement opérationnel.

La détection des nuages dans ENVI est effectuée par des modèles ONNX en arrière-plan

ONNX rencontre ENVI

L’intégration des modèles ONNX dans ENVI est simple grâce à son interface et ses outils de configuration.

La puissance d’ONNX réside dans sa flexibilité : entraînez votre modèle dans n’importe quel framework (comme PyTorch ou TensorFlow) et intégrez-le dans ENVI.

Mais cette flexibilité entraîne des variations. Par exemple, votre modèle peut :

  • Accepter des entrées au format « channels-first » au lieu de « channels-last »
  • Utiliser une normalisation par z-score au lieu de diviser les valeurs par 255 et de normaliser de 0 à 1

Pour garantir que votre modèle se comporte comme prévu, ENVI permet de personnaliser la gestion des entrées et des sorties. Seul deux scripts Python légers sont nécessaires : l’un pour préparer les données d’entrée et l’autre pour mapper les sorties du modèle aux attentes d’ENVI.  D’autres détails comme la taille des entrées, le nombre de bandes, les classes et les noms/couleurs des classes sont simples à inclure dans la configuration.

Ne laissez pas de mauvaises données ruiner un bon modèle

Importer un modèle ONNX dans ENVI est une étape importante vers l’IA opérationnelle, mais vos résultats ne seront aussi bons que les données que vous fournissez.

De nombreux modèles d’apprentissage profond sont entraînés sur des formats de données très spécifiques. Cela peut signifier des images codées en octets (valeurs de 0 à 255) ou des données de réflectance de surface (valeurs de 0 à 10 000 ou de 0,0 à 1,0). Certains modèles attendent une normalisation par z-score ; d’autres supposent certaines bandes ou un ordre particulier des bandes. Les choses se compliquent lorsque nous associons cela à des images satellites réelles, qui peuvent beaucoup varier.

C’est pourquoi il est essentiel d’aligner les données d’entrée avec les données d’entraînement. ENVI vous fournit les outils pour simplifier cette tâche. Avec ENVI Modeler, vous pouvez :

  • Normaliser ou mettre à l’échelle les données pour correspondre aux entrées d’entraînement
    • Exemple : appliquer un stretch, effectuer une correction atmosphérique
  • Sélectionner et réorganiser les bandes selon les besoins
  • Redimensionner ou rééchantillonner les images pour obtenir les dimensions attendues
    • Exemple : adapter la résolution aux données d’entraînement
  • Gérer les valeurs « no data » ou appliquer des seuils

Par exemple, voici comment préparer une image SkySat en réflectance de surface avec 4 bandes pour un modèle ONNX de détection d’avions :

  1. Extraire les bandes RVB de l’image d’entrée à 4 bandes
  2. Passer en valeurs codées sur un octet
  3. Exécuter l’image prétraitée dans le modèle IA et récupérer les résultats.
Workflow ENVI Modeler qui prépare les images SkySat pour l’analyse

Ces étapes de prétraitement comblent le fossé entre les images brutes et les données prêtes pour l’IA, préparant votre modèle ONNX au succès. Associez-les à des guides simples, à la documentation ou à d’autres informations sur les types de données pris en charge, et vous permettrez à toute personne de votre organisation d’obtenir des résultats fiables.

Publier et partager avec le référentiel analytique

Une fois votre modèle et votre workflow de prétraitement prêts, leur publication dans le référentiel analytique ne prend que quelques clics. À partir de là, vos modèles et workflows sont :

  • Accessibles par vos collègues et équipes
  • Réutilisables dans différents projets sans duplication
  • Répétables pour des résultats cohérents basés sur l’IA

Voici un aperçu de la boîte de dialogue de publication dans ENVI Modeler, où le workflow de traitement et le modèle ONNX sont prêts à être partagés.

En résumé, avec ENVI Deep Learning 4.0, vous pouvez :

  • Importer des modèles ONNX facilement
  • Personnaliser la gestion des données pour correspondre aux attentes du modèle
  • Prétraiter les entrées avec les puissants outils d’imagerie d’ENVI
  • Publier et partager des workflows IA dans le référentiel analytique

Il n’a jamais été aussi simple de passer d’un modèle entraîné à un actif IA déployé et partageable.

Des questions ou envie d’en savoir plus ? N’hésitez pas à nous contacter infofrance@NV5.com

Les premières images de CO3D aux Rencontres Techniques et Numériques

Par David Youssefi (CNES)

Dans le cadre des 3e Rencontres Techniques et Numériques (RTN) organisées par le CNES (https://cnes.fr/entreprises/rencontres-techniques-numeriques), Laurent LEBEGUE (CNES / Responsable performance système), David YOUSSEFI (CNES / Responsable chaîne 3D), Fabrice BUFFE (CNES, Responsable qualité image) et Colin THOMAS (Airbus Defence and Space) / Responsable qualité image) ont présenté la mission CO3D (Constellation Optique 3D, https://cnes.fr/projets/co3d) :

  • Mise en avant des travaux d’étalonnage de la Qualité Image en cours de réalisation, et les principes de génération des Modèles Numériques de Surface.
  • Présentation des premières données obtenues par la mission, à savoir, des images acquises de jour ou de nuit, des vidéos et des Modèles Numériques de Surface pour la première fois devant un public élargi

Par ailleurs, un stand dédié à CO3D doté d’un écran 3D fonctionnant sans lunette permettait aux participants d’admirer des illustrations innovantes telle que la première vidéo stéréoscopique synchrone réalisée par satellite. Cet espace a aussi permis d’avoir des échanges passionnants avec la communauté de la 3D depuis l’espace.

La vidéo suivante est une compilation d’extraits des premières données. Celles-ci sont encore perfectibles car les étalonnages sont en cours mais elles démontrent l’immense potentiel de la mission.

35e Journée de la Recherche de l’Université Gustave Eiffel, de l’IGN et de Géodata Paris

Par l’équipe IGN organisatrice

Mesdames, Messieurs,
Nous avons le plaisir de vous convier à la 35e Journée de la Recherche de l’Université Gustave Eiffel, IGN, Géodata Paris (ex ENSG-Géomatique), le mardi 10 mars 2026.
Cette édition, qui se déroulera de 9h à 17h15 dans le campus Descartes à Marne-la-Vallée, proposera un panorama des recherches que mènent les trois laboratoires de l’IGN / Géodata Paris : le laboratoire en sciences et technologies de l’information géographique pour la ville intelligente et les territoires durables (LASTIG), le laboratoire d’inventaire forestier (LIF) et l’équipe IPGP/Géodésie.
La matinée sera consacrée à l’observation de la Terre et aux dynamiques territoriales avec un focus sur les milieux forestiers. L’après-midi abordera les techniques d’analyse et de visualisation des données géospatiales puis les mesures géodésiques. La journée se déroulera en session plénière, ponctuée de deux sessions de posters.
Pour consulter le programme de la journée et vous inscrire : https://geodata-paris.fr/fr/agenda/journee-de-la-recherche-2026

Au plaisir de vous y accueillir.
L’équipe organisatrice.

CARS Users Day le vendredi 30 janvier 2026 : Venez nombreux·ses !

Date : vendredi 30 janvier 2026

Lieu : En visio (Teams) ou au CNES à Toulouse

A l’occasion de la sortie de la nouvelle version (1.0) de CARS, chaîne 3D intégrée à la chaîne image de la mission CO3D (https://cnes.fr/projets/co3d), le CNES propose une journée de présentation (le matin) et de TP (l’après-midi) le vendredi 30 janvier.

L’événement sera en présentiel au CNES (Toulouse) + visio  (Teams) pour ceux et celles qui ne pourraient pas venir sur site.

Dans tous les cas, si vous êtes intéressé·e, merci de répondre au formulaire suivant : https://framaforms.org/cars-users-day-30012026-presentation-tp-autour-du-logiciel-cars-1764844604    

Car bien que la participation à la journée soit gratuite, l’inscription via le formulaire est obligatoire afin de recevoir l’invitation à l’événement (notamment pour prévoir l’accueil café le matin et parce que le nombre de places en salle sera limité).

A très vite !

David et Valentine pour l’équipe CARS

Contacts :

·         David YOUSSEFI david.youssefi@cnes.fr

·         Valentine BELLET valentine.bellet@cnes.fr

L’UMR LISAH (IRD, Montpellier) propose un poste d’ingénieur(e) de recherche en télédétection pour l’analyse de la dynamique d’une pratique agricole (application de sédiments sur parcelles cultivées)

Poste en CDD pour 6 mois à l’UMR LISAH, Montpellier.
Doctorat en Télédétection ou cartographie numérique des sols requis.
Contacts : cecile.gomez@ird.fr et laurent.ruiz@inrae.fr

Votre travail contribuera au projet 4S, financé par le Fond de Dotation Roullier et porté par l’IRD. L’objectif général de ce projet est d’évaluer le potentiel agro-écologique de la pratique d’apport de sédiment provenant de fond de réservoirs, sur des parcelles agricoles en Inde. Ce projet se déploie sur le bassin versant (BV) du Berambadi (Sud de l’Inde), qui appartient à l’observatoire M-Tropics du réseau OZCAR. Une des actions de ce projet porte sur la caractérisation spatio-temporelle de la pratique sur le BV par enquêtes (pour remonter aux années 50) et télédétection (pour les 8 dernières années).

Un premier travail réalisé sur le BV du Berambadi a démontré que l’apport de sédiment sur les parcelles agricoles induit une augmentation de taux d’argile texturale des sols à court terme (et donc une modification de structure du sol) dans les sols amendés. Un second travail a démontré la faisabilité de détecter cette augmentation d’argile texturale des sols après application de sédiment par traitement de données Sentinel-2.

Votre travail s’attachera à cartographier par télédétection cette pratique agricole pour les saisons sèches 2017 à 2024 sur le bassin versant du Berambadi. Vous utiliserez pour cela les séries temporelles Sentinel-2. A noter que pour les années 2023 et 2024, des données Venµs à 4 m de résolution sont également disponibles sur la zone d’étude et pourront également être utilisées. Vous utiliserez ensuite ces cartographies pour étudier la dynamique spatio-temporelle de cette pratique sur ces 8 dernières années au regards de facteurs environnementaux (disponibilité des sédiments, pluviométrie, etc…).

Offre détaillée ici : https://emploi-recrutement.ird.fr/offre-de-emploi/emploi-chercheur-en-teledetection-pour-le-suivi-de-pratiques-agronomiques-h-f_577.aspx

APPEL A COMMUNICATION: PREMIÈRES JOURNÉES SCIENTIFIQUES DE TELEDETECTION OPTIQUE ET RADAR, SIG, DE L’UNIVERSITÉ MARIEN N’GOUABI

Date : 12-13 décembre 2025

Brazzaville, IFC Institut français du Congo

La télédétection est l’un des outils indispensables utilisés pour suivre les paysages et la surveillance des différents écosystèmes. Ceci, surtout dans le contexte actuel où les conséquences des changements climatiques sont manifestes. L’université Marien N’GOUBI connaît un développement timide de la télédétection dans ses différents programmes de formation. En dépit de cette timidité, quelques acteurs participent au développement de la télédétection optique et radar à travers les travaux universitaires.

Par ailleurs, depuis six ans, chaque année une école de télédétection optique radar a permis de former de jeunes universitaires congolais à l’utilisation des images satellites, au traitement des images et à en tirer des conclusions pertinentes sur la gestion du territoire.

Le colloque a pour objectif global le développement de l’utilisation des produits de la télédétection, des systèmes d’information géographique dans le domaine des forêts, de l’agriculture et de l’environnement. Ce colloque sera un cadre d’échange d’expériences avec différents experts, différentes parties, tant universitaires que non, dans le but d’accélérer la réflexion sur la création d’un cadre national scientifique et pédagogique. Les meilleures communications pourront faire l’objet d’une soumission en vue d’une publication dans la revue RFPT.

Date  : 12-13 décembre 2025 Brazzaville, IFC Institut français du Congo

Contact : lteflabo@gmail.com

Post Linkedin : https://www.linkedin.com/posts/averti-suspense-ifo-318418158_appel-a-communication-premiere-journee-scientifique-activity-7385389444159254528-MVOd