La France prend la présidence d’une commission de l’ISPRS (2026-2030)
La France a été élue à la présidence de la Commission Technique V (Éducation et Sensibilisation) de la Société Internationale de Photogrammétrie et de Télédétection (ISPRS) pour le mandat 2026-2030. Cette élection consacre le leadership français dans les domaines de la géomatique, de la télédétection et des sciences de l’information géospatiale.
Un projet porté par l’infrastructure Data Terra
Cette candidature est portée par l’infrastructure de recherche française Data Terra, qui fédère 34 organisations (telles que le CNRS, le CNES, l’IGN ou l’INRAE). Data Terra offre un écosystème complet de données et de services couvrant l’atmosphère, les surfaces continentales, les océans, la Terre solide et la biodiversité. L’objectif est de mettre cette expertise au service de la communauté internationale en favorisant l’interopérabilité des données (principes FAIR) et l’intégration de l’intelligence artificielle. Cette candidature est supportée également par la Société Française de Photogrammétrie et de Télédétection (SFPT), branche française de l’ISPR dont Data Terra est membre.
Une coopération franco-marocaine dynamique
La gouvernance de cette commission repose sur une initiative conjointe entre la France et le Maroc. La présidence sera assurée par le Dr Alessandro Rizzo (France, IRD) et le Professeur Adnane Labbaci (Maroc, Université Ibn Tofail), garantissant ainsi une complémentarité scientifique et une dimension internationale accrue.

Trois priorités stratégiques pour 2026-2030
Sous cette présidence, la France s’articulera autour de trois axes majeurs :
- L’excellence scientifique : Soutenir la recherche de pointe en modélisation 3D, analyse de données massives (Big Data) et IA appliquée à la télédétection.
- La structuration des infrastructures : Utiliser l’infrastructure Data Terra comme modèle pour le partage de données et de services à l’échelle mondiale.
- La diffusion des connaissances : Accélérer la formation via des ressources éducatives ouvertes (MOOCs, écoles d’été, webinaires) pour les étudiants, les chercheurs débutants et les décideurs.
En somme, ce mandat vise à démocratiser l’accès aux outils de l’observation de la Terre et à aligner la formation académique sur les besoins technologiques et sociétaux actuels.
Pour plus d’information : https://www.data-terra.org/actualite/france-secures-the-presidency-of-an-isprs-commission/