- Candidature française à la Commission V de l’ISPRS !
- La nouvelle offre packagée de Geofit « Geofit Sentinelle », une étude multi-dates par analyse d’imageries satellites Sentinel « Super-Résolue » à 2.5m
- GGS (Geotechnology, Geoinformatics and Services) présente ses dernières innovations
- Record battu de la détection du fond marin par un laser aéroporté !
- Journée des utilisateurs CARS : Un succès pour une première édition !
- Évènements à venir en télédétection
Archives mensuelles : mai 2026
Éditorial #60
Par Raphaële Héno, Présidente de la SFPT
Au nom de la SFPT, j’ai le plaisir de vous livrer un nouveau numéro de la newsletter. Vous y trouverez des informations concernant des technologies de pointe :
• OIS.360 (GGS) : Un système d’imagerie oblique révolutionnaire, 8 perspectives en 3 secondes, pour des modèles 3D plus précis et accessibles.
• LiDAR sous-marin : Record mondial à 140 m de profondeur, grâce à un laser bleu-vert et une réduction de 70 % du bruit.
• Geofit Sentinelle : une étude multi-dates par analyse d’imageries satellites Sentinel « Super-Résolue » à 2.5m
• Fireguard 360 : Une solution améliorée pour la détection et la gestion des feux de forêt, avec des outils de localisation et d’analyse en temps réel.
• CARS 1.0 (CNES) : Un logiciel open source pour générer des modèles 3D terrestres automatiques, présenté lors d’une journée utilisateurs réussie.
ainsi que des informations sur la candidature française pour la commission V de l’ISPRS, et des éléments d’agenda :
• ISPRS 2026 (Toronto, juillet) : La France y sera bien représentée, avec des sessions sur l’IA et les données FAIR.
• JURSE 2027 (Amsterdam) et PRRS’26 (Lyon, août) : Deux rendez-vous majeurs pour la télédétection urbaine et la reconnaissance de formes.
• Colloque Urbatree (Rennes, 9-10 juin)
La SFPT et ses partenaires (CNES, GGS, Data Terra…) contribuent à la dynamique de l’écosystème de la géomatique. Restez connectés pour suivre ces innovations et rejoignez-nous lors des prochains événements !
Candidature française à la Commission V de l’ISPRS !
La France, sous la direction d’Alessandro Rizzo, propose de présider la Commission technique V de l’ISPRS (Éducation et Sensibilisation) pour la période 2026-2030, en s’appuyant sur sa solide communauté en géomatique et télédétection. La candidature met l’accent sur le développement de l’éducation à l’échelle mondiale, les formations et les ressources ouvertes – notamment pour les étudiants, les jeunes chercheurs avec une attention particulière aux pays du Sud –
La Commission technique V de l’ISPRS est chargée de développer les compétences et ressources éducatives en géomatique, photogrammétrie et télédétection, en s’appuyant sur des actions de sensibilisation et à travers de coopérations internationales. Tous les 4 ans, la Commission définit un programme scientifique et organise un symposium dédié à l’éducation et à la sensibilisation, en complément des ateliers et initiatives portés par les groupes de travail.
Dr. Alessandro RIZZO présente la candidature française pour accueillir la présidence de la Commission technique V (CT V Éducation et Sensibilisation) de l’ISPRS pour la période 2026-2030. La France apporte à travers cette candidature une communauté dynamique en télédétection et géomatique, des réseaux de formation existants et une expérience en matière de coordination internationale en s’appuyant sur les plateformes et les infrastructures de recherche.
Positionner la France pour la présidence de la CT V Éducation et Sensibilisation au sein de l’ISPRS est un enjeu majeur pour soutenir et harmoniser la formation à l’échelle mondiale et contribuer aux objectifs de développement durable grâce à une meilleure utilisation des technologies géospatiales. Faire progresser les ressources éducatives libres, la formation en ligne et hybride et le rayonnement international, en priorité vers les étudiants, les jeunes chercheurs, est au cœur de l’identité et de la mission de la candidature proposée.
En effet, la présidence de la Commission confiée à Alessandro Rizzo, aux côtés du Pr Adnane Labbaci en qualité de vice-président, incarne pleinement la dynamique de la candidature conjointe France–Maroc. Cette gouvernance constitue un levier essentiel pour structurer des groupes de travail pluridisciplinaires, garants d’un équilibre et d’une complémentarité entre les deux pays, au cœur de cette candidature franco-marocaine.
| Dr Alessandro Rizzo est ingénieur de recherche à l’IRD depuis plus de vingt ans, il coordonne le déploiement du nœud européen de Data Terra au sein de l’EOSC, contribuant au développement de l’IR Data Terra, l’infrastructure française dédiée aux sciences du système Terre et de l’environnement. “Grâce à Data Terra, la France permet à l’ISPRS de s’appuyer sur un nœud européen EOSC opérationnel, pensé pour l’éducation, la formation et la réutilisation des données EO à grande échelle. Les services opérés par Data Terra, sont des briques concrètes pour l’enseignement, la formation continue et les environnements d’apprentissage autour de l’observation de la Terre.” Project Manager pour l’IR Data Terra et European Affairs Coordinator, avec un profil tourné vers les projets européens (EOSC, FAIR‑EASE, etc.), Alessandro intervientsur “EOSC Node | Data Terra”, donc sur la capacité de Data Terra à s’intégrer dans des infrastructures européennes et à rendre les données FAIR et interopérables. Autrement dit, il incarne la dimension “infrastructure pérenne, ouverte et connectée à l’Europe”. Pr Adnane Labbaci, professeur de SIG, télédétection et jumeaux numériques à l’Université Ibn Tofail (Maroc) et ancien analyste SIG au département des forêts, coordonne plusieurs projets Erasmus+ CBHE sur les IDS, la gestion du territoire et les jumeaux numériques, et possède une solide expérience internationale dans le déploiement de plateformes et géoportails pour l’éducation et la recherche. |
Des activités clés seront proposées durant cette période (2026–2030) :
- Organiser des écoles d’été, des ateliers, des webinaires et des tutoriels lors des événements de l’ISPRS et au niveau régional.
- Élaborer et diffuser du matériel pédagogique et des recommandations de bonnes pratiques à destination des universités et des centres de formation.
- Soutenir, dans la mesure du possible, les plateformes en ligne proposant des cours, des vidéos et des ressources libres en plusieurs langues.
- Favoriser les liens entre le monde universitaire et l’industrie afin d’adapter la formation aux besoins du marché et de la société.
- Encourager la participation des étudiants et des jeunes professionnels par le biais de concours, de mentorat et de bourses de voyage (sous réserve de conditions).
Par ailleurs, plusieurs points pourront être abordés par les groupes de travail de la Commission V concernant l’Intelligence artificielle (IA) et apprentissage automatique (AA) pour l’analyse et la fusion de données ; les Principes FAIR et pratiques de science ouverte ; les Environnements virtuels de recherche (VRE) ainsi que les jumeaux numériques pour perfectionner la production des informations géospatiales fiables afin de relever les défis sociétaux.
La SFPT soutient activement la candidature française et sera présente également sur un stand d’exposition et qui permettra aux communautés scientifiques françaises d’être très visibles à ce congrès. Data Terra, l’e‑infrastructure française pour les données et services du système Terre, fédérant cinq pôles thématiques et plusieurs dispositifs transverses sera également présente sur le stand. Le congrès a pour thème “From Imagery to Understanding”, qui insiste sur le passage des données brutes à la connaissance utile. Data Terra y contribue comme étant la colonne vertébrale française des données du système Terre, au service de cette communauté et en continuité avec la forte présence française à l’ISPRS en 2024.
L’enjeu principal pour l’IR Data Terra en tant que structure porteuse de la candidature française au sein de la SFPT à la commission technique V sera de maximiser la visibilité scientifique pendant le Congrès ISPRS (Toronto, 4–11 juillet 2026). Alessandro Rizzo est l’une des incarnations de ce message global : il porte à la fois Data Terra et son ancrage européen/international, exactement dans l’esprit de la candidature française à la Commission technique V et du thème « From Imagery to Understanding ».


La nouvelle offre packagée de Geofit « Geofit Sentinelle », une étude multi-dates par analyse d’imageries satellites Sentinel « Super-Résolue » à 2.5m.
Les territoires connaissent aujourd’hui des mutations rapides et continues : intensification de l’urbanisation, évolution des usages du sol parfois peu maîtrisée, multiplication des travaux et des aménagements dont la traçabilité n’est pas toujours bien assurée. Cette dynamique rend particulièrement complexe le maintien à jour des référentiels géographiques tels que le PCRS par exemple.
Geofit Sentinelle est une offre qui permet donc d’identifier de façon fiable et récurrente les évolutions visibles des infrastructures du territoire (constructions, démolitions, travaux, modifications d’infrastructures), et de restituer ces informations directement dans les outils métiers des collectivités, via une interface dédiée ou une intégration dans leur SIG existant. Des alertes ciblées et des rapports automatisés peuvent aussi venir compléter le dispositif, facilitant la prise de décision et la priorisation des actions.

L’offre Geofit Sentinelle est aujourd’hui distribuée par l’ensemble du groupe Geofit et de ses filiales et les résultats sont produits par l’agence de Montpellier, centre d’expertise spécialisé dans le traitement d’imageries aériennes et satellites du groupe.
GGS (Geotechnology, Geoinformatics and Services) présente ses dernières innovations
GGS (Geotechnology, Geoinformatics and Services) a présenté ses dernières innovations en imagerie aérienne et en technologies géospatiales, notamment OIS.360, à des experts du secteur et à ses partenaires, lors la conférence DGPF à Darmstadt (cf. Newsletter GGS). Cette présentation a donné lieu à un article dans les Publications de la DGPF, volume 34, 202.
Résumé de la publication :
OIS.360 – Précision et qualité de reconstruction d’un système innovant d’imagerie oblique :
La technologie des caméras obliques est utilisée depuis 15 ans dans les levés aériens avec des avions et, depuis peu, également avec des drones. La demande en données pour la reconstruction 3D de bâtiments est forte. Le système de caméra innovant OIS.360 représente une innovation significative sur le marché en éliminant le besoin de matériel coûteux. La démonstration de la précision et de la qualité de reconstruction est l’objet de ce travail. Un nombre accru de perspectives capturées contraste avec une instabilité mécanique potentielle, des limites en GSD et des chevauchements insuffisants. Cependant, la capture de 8 perspectives surpasse les systèmes conventionnels. Cet article traite des workflows d’étalonnage et de reconstruction et examine si les données acquises séquentiellement sont comparables à celles des systèmes conventionnels. Différentes séquences d’évaluation sont comparées afin d’analyser les résultats AT, l’étalonnage de la caméra et la répétabilité des angles dérivés uniquement des mesures GNSS. Une comparaison de la qualité de reconstruction à l’aide du splatting gaussien est également effectuée dans cette étude.
Record battu de la détection du fond marin par un laser aéroporté !
Antoine Colin, EPHE-PSL, Centre de Géoécologie Littorale
Le LiDAR est une technologie qui utilise des impulsions laser pour mesurer les distances. Il est déjà très utile pour cartographier les terres, mais il peut aussi servir à explorer les fonds marins, réalisant des cartes continues des zones côtières ; essentiel pour la compréhension, la protection, et la gestion des socio-écosystèmes littoraux.
Cependant, mesurer les profondeurs sous l’eau reste difficile. Le signal laser qui atteint le fond marin devient très faible, et il est perturbé par du “bruit” provenant de l’eau elle-même (particules, diffusion, etc.). Jusqu’à présent, cela limitait fortement la profondeur mesurable.
Cette étude montre une avancée majeure : une équipe sino-franco-australienne a réussi à détecter le fond marin à plus de 140 m de profondeur grâce au LiDAR, un record. Pour y parvenir, ils ont optimisé le système avec un laser bleu-vert (486 nm), mieux adapté à la pénétration dans l’eau. Ils ont aussi utilisé une technique basée sur la polarisation de la lumière pour distinguer le signal du fond marin du bruit parasite. Résultat : le signal utile a été nettement amélioré et près de 70 % du bruit a été supprimé.

Les mesures obtenues ont été comparées à celles réalisées depuis un navire avec des instruments acoustiques, et les résultats concordent parfaitement. Cette avancée ouvre la voie à une meilleure cartographie des fonds marins, notamment sur les plateaux continentaux, encore trop mal connus.
https://link.springer.com/article/10.1186/s43074-026-00231-9
Journée des utilisateurs CARS : Un succès pour une première édition !
Valentine Bellet et David Youssefi pour l’équipe 3D du CNES
C’est officiel : la release 1.0 de CARS est sortie début 2026 !
Après plusieurs années de développement, elle sera intégrée au segment sol CO3D pour générer la Terre en 3D de façon complétement automatique !
Pour fêter cette sortie, le CNES a ouvert ses portes pour une journée dédiée aux actuels et futurs utilisateurs de CARS (~100 participants).
Au programme de la journée :
- La présentation des logiciels open source du CNES,
- Des témoignages / retours d’expérience (présentation d’Emma Bousquet Borrut du CEREMA) et,
- Une après-midi de travaux pratiques pour générer et manipuler la donnée 3D (avec la participation de Florent Poux 3D Geodata Academy).
En bonus, les participants en présentiel ont pu assister à une présentation des premières données CO3D par le responsable de la performance QI, Laurent Lebegue.
Un grand merci à la SFPT d’avoir relayé les invitations.
Pour l’article complet sur l’événement : https://cnes.fr/actualites/retour-journee-cars-users-day
Évènements à venir en télédétection
- La conférence biennale de télédétection urbaine JURSE aura lieu à Amsterdam en 2027. Un appel est lancé pour des sessions spéciales mettant autant l’accent sur les innovations technologiques et méthodologiques que l’interdisciplinarité et les nouveautés méthodologiques. Tous les détails ici : Call for sessions | JURSE 2027 conference
- Le 14eme workshop relatif à la reconnaissance de formes en télédétection (PRRS’26) aura lieu à Lyon en août prochain, en marge de la 28th International Conference On Pattern Recognition. C’est une conférence internationale majeure du domaine, rarement en Europe et encore moins en France. Les articles pour le workshop PRRS’26 sont attendus pour le 5 mai. Toutes les informations sont ici : 14th IAPR Workshop on Pattern Recognition in Remote Sensing | IAPR-TC7
- Le colloque Urbatree est organisé les 9 et 10 juin prochains à Rennes. L’objectif est de réunir scientifiques, experts, praticiens et collectivités afin de dresser un état des lieux des connaissances et de questionner une feuille de route partagée dans le cadre de la stratégie nationale pour la ville durable. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 7 mai (gratuites mais obligatoires).
- Le webinaire sur les îlots de chaleur urbains, co-organisé par le CNES et France Villes et territoires Durables : [Webinaire] Des données spatiales à l’action locale : Agir face aux îlots de chaleur ! – 20 mai – France Villes et territoires Durables